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La sécurité énergétique et le commerce constituent les principales préoccupations de la politique étrangère de la République populaire de Chine. Sa puissance industrielle et sa force économique ne cessent de se multiplier, ce qui nécessite des ressources considérables provenant du monde entier. Les lignes de communication maritimes (SLOC) entre la Chine et le Moyen-Orient et l'Afrique sont les plus vitales et la Chine a investi massivement dans l'expansion et la modernisation de sa marine pour protéger cette route, privant ainsi les adversaires potentiels de la capacité d'influencer la politique chinoise en coupant ces lignes vitales et en repoussant les adversaires loin du continent chinois.
La Chine a récemment adopté une politique plus agressive en défiant ses voisins sur les différentes îles et atolls de la mer de Chine méridionale. Elle a montré un intérêt particulier pour les îles Spratly et les atolls qui, bien que clairsemés, offrent une position très stratégique pour contrôler la grande mer de Chine méridionale. Elle a commencé son invasion par d'importantes patrouilles navales et a ensuite mené des projets massifs de poldérisation transformant de nombreux atolls déserts en bases aériennes et ports insulaires utiles, permettant à la RPC de dominer la région et d'avoir le potentiel de projeter sa puissance plus au sud.
Les voisins de la Chine ne sont pas restés les bras croisés pendant que cette prise de contrôle se faisait lentement. Le Vietnam, Taiwan, les Philippines, la Malaisie et Brunei ont tous des revendications territoriales dans les Spratlys et ont défié la Chine à plusieurs reprises sur les eaux et devant les tribunaux internationaux. Le Vietnam a perdu une violente escarmouche navale en 1988 au sujet du récif Johnson Sud et les Philippines ont récemment gagné leur contestation des revendications territoriales de la RPC, bien que les résultats aient été ignorés. La Chine estime qu'une carte d'après la Seconde Guerre mondiale représentant une ligne à neuf tirets définit son territoire maritime presque jusqu'à l'Indonésie. Elle a maintenant la capacité militaire de défendre cette revendication car, indépendamment, aucune puissance régionale ne peut la contester. Elle remporte le conflit en vertu du fait qu'elle est la plus grande puissance militaire locale et qu'elle est prête à l'utiliser pour intimider les petites nations hors de la région.
Les États-Unis ont soutenu leurs alliés régionaux dans ce conflit, mais ils ont fait preuve de retenue en raison de leurs engagements militaires massifs au Moyen-Orient, de la politique en pleine année électorale et de l’incertitude relative concernant leur stratégie vis-à-vis de la Chine. Ils ont envoyé de nombreux navires de guerre, dont un groupe de porte-avions, pour des exercices de liberté de navigation dans la région, qui, bien que temporaires, ne sont pas durables, ce qui cède le terrain à la deuxième plus grande puissance, la Chine. C’est un problème qui perdurera jusqu’à ce que les États-Unis soient en mesure de réorienter pleinement leurs ressources du Moyen-Orient vers l’Asie, et les puissances régionales devront peut-être y faire face en grande partie seules.
Ce scénario est une exploration de ce qui pourrait se produire si les puissances régionales s'unissaient et, avec l'aide limitée des États-Unis, défiaient la marine chinoise. Une force similaire à la STANAVFORLANT de l'OTAN pourrait-elle être suffisamment dissuasive pour faire réfléchir le Dragon ?
